FFR 2.0

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[Sortie] Gabriel remixes: la boîte de Pandore


Suite à la sortie de l’Ep « Gabriel », 10 artistes se sont prêtés au jeu du remix lancé par FFR 2.0, réinterprétant à leur manière les 3 morceaux présents sur l’album.

!!! Téléchargement gratuit ici !!!

01. Bottle Trip – Vladivostok Remix (FFR 2.0 / Vladivostok)
02. D2G – Creeds Remix (FFR 2.0 / Creeds)
03. Bottle Trip – Toxygene Remix (FFR 2.0 / Toxygene)
04. Gabriel – No More Friends Remix (FFR 2.0 / No More Friends)
05. Bottle Trip – iorek b Remix (FFR 2.0 / iorek b)
06. D2G – Sauvage FM Remix (FFR 2.0 / Sauvage FM)
07. Bottle Trip – Okipa Remix (FFR 2.0 / Okipa)
08. D2G – Neimad Remix (FFR 2.0 / Neimad)
09. Gabriel – SlothBrain Remix (FFR 2.0 / SlothBrain)
10. Bottle Trip – Boris Viande Remix (FFR 2.0 / Boris Viande)

Illustrations : ALX Bizar
Graphisme : FFR

[Sortie] Gabriel : un automate, oui, mais bien humain


Dans cet article au titre énigmatique, nous allons vous parler de la dernière sortie d’un groupe qui ne l’est pas beaucoup moins. Bien sûr, les initiés savent ce qui se cache derrière ces trois lettres : FFR. Pour les autres, soit vous cherchez sur google, soit vous cherchez pas – c’est pas bien grave, dites-vous juste que comme beaucoup de noms de groupe, il est le reflet de l’ambiance de l’époque où le groupe l’a trouvé. Puis bon, dans la mesure où U2 vend des disques.

10 ans déjà que FFR suit son bonhomme de chemin : une demi-douzaine de percussionnistes influencés par les musiques électroniques et cinématographiques, ça court pas les rues. Après l’album-concept Hoodia (2009), tout s’accélère et le groupe fait sa révolution industrielle en passant au format maxi et remixes. Entretien téléphonique avec Benoît (bassiste) ce midi : j’étais pâtes-pesto, lui plutôt steak-champignons-patates. L’événement de ce printemps, chez Vlad, c’est eux : un nouveau maxi, un clip, des concerts en pagaille.

Le premier titre (D2G) est une bonne entrée en matière pour qui découvre FFR en 2013 : au fil de ce morceau à la construction proto-rock et au tempo fluctuant, plusieurs atmosphères tissées autour du didjeridoo permettant de se faire une idée de l’éventail des influences de l’équipe. On pense à la scène dub française (High Tone, Ez3kiel), quelques mises en place syncopées donnent l’énergie au truc ; on remarque la propension du groupe à emprunter des patterns propres aux musiques électroniques (ici, drum’n'bass) et à les rejouer avec une batterie et des percussions. Ça transpire la rave préhistorique. Ou même celle de 2045, quand il n’y aura plus d’électricité.

Vient ensuite Bottle Trip, joyeux dédale entrecoupé de tableaux boogaloo (?) de steel drum et d’harmonies clavier/basse funk. Le groupe impressionne par sa capacité à dépeindre une multitude d’atmosphères bien diverses, c’est là que tu vois que c’est pratique d’avoir du matos exotique.

Enfin, Gabriel pourrait s’apparenter à du breakbeat façon Chemical Brothers, organisé autour du n’goni, cet instrument traditionnel d’Afrique de l’Ouest. De la même façon, les arpèges de steel drum, de clavier et de machines contribuent à donner cette impression de fluidité : gros boulot de mise en place, on sent que c’est un groupe qui répète dur et qui décortique chaque mesure pour intercaler les instruments les uns entre les autres.

Bon, FFR est bien sûr un groupe de scène avant tout, et vous aurez l’occasion de le vérifier par vous-même à l’occasion de leur tournée. C’est aussi un groupe d’une grande exigence musicale, et qu’on pourrait prendre à tort pour un groupe de puristes des musiques du monde : c’est pourtant tout le contraire, car leurs appétences individuelles pour les musiques africaine, caribéenne ou métal sont mises au service d’un véritable projet artistique commun tout à fait original. D’ailleurs, si leurs morceaux étaient entièrement reprogrammés sur ordinateur avec des boîtes à rythme et des synthés, je parie qu’on reconnaîtrait quand même FFR derrière.

En bonne organisation démocratique, FFR cultive le consensus : les morceaux proposés par les compositeurs du groupe sont soumis à la validation et aux ajustements de chacun et contribuent à l’émergence d’une identité collective. Chose qui peut paraître évidente, et pourtant, certains groupes fonctionnent de façon très différente. Parfois un membre compose pratiquement tout et les autres musiciens se content d’assurer telles quelles les parties sur scène et en studio. Parfois, chaque membre propose trois ou quatre morceaux et l’album ressemble alors à la compilation d’un collectif.

Gabriel ou l’histoire d’un automate humanisé, c’est un peu la catharsis de notre Fédération Française du Rythme, qui s’emploie à essorer le dancefloor sur des arrangements dub, drum’n'bass ou transe joués par des instruments acoustiques. Pourquoi ? Peut-être parce que contrairement à ce qu’on peut croire, ça prend du temps de programmer un ordinateur pour qu’il devienne apte à faire danser des gens. Des gens qui écoutent la musique d’aujourd’hui et qui savent en extraire les ressorts rythmiques et harmoniques et les jouer live sur des instruments, c’est un peu ça l’electro analogique de nos nantais, et c’est tout à fait 2013. Même Daft Punk le fait.

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Gabriel

Ami producteur, intéressé par le maxi de remixes ? Ça se passe ici.

Ça c’est quand FFR retourne un rade du ch’nord

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Ça c’était au Circus (Lille). Big up à toute la famille.

Un week-end très nu-kuduro dans le Nord

C’est une tournée un peu inédite que nous allons mettre en place les 9 et 10 novembre, hourra ! Vendredi 9, votre serviteur (Boris) et FFR 2.0 ferons couler la sueur au Cirkus, rue Henri Kolb à Lille. On pourrait presque en profiter pour passer le coucou aux amis de Klakomaniak, sauf que eux aussi seront occupés en Picardie (Calais et Boulogne sur Mer).
Et samedi 10, grosse teuf à Felleries, KimJongOuai de Sauvage FM y a fait bonne impression dans le passé et nous aurons la chance d’y retourner en force balancer de l’afrokick bien tassé.
Ce qui tombe bien car FFR 2.0 et Sauvage FM sortent un nouveau maxi chacun dans les prochaines semaines, et ça sera pas tout à fait du rock’n'roll.
On crée plus d’événement Facebook, c’est ringard. Tu sais très bien que ce sera blindé.

Hoodia, la ville sonore (Freedom For Roblochon/VLAD/2010)

 

Hoodia, la ville sonore

Hoodia, la ville sonore

Bien plus qu’une simple présentation studio des morceaux joués lors des concerts, c’est sous la forme d’un concept-album que se présente le projet HOODIA.
S’écoutant du début à la fin sans interruption, l’album raconte en musique l’histoire d’un voyageur qui vient étudier une grande mégalopole fonctionnant en autarcie au beau milieu de nulle part.
Chaque morceau fait progresser le voyageur au sein de cette ville si complexe, aux ambiances si variées, aux personnages si ambigus auquel va être confronté notre anti-héros qui, tout au long de l’album, ne fait que fuir pour échapper au multiples dangers qui l’attendent…

Artwork : Alx Bizar